ÉVOLUTION ET FACTEURS INFLUENCANT LA QUALITÉ DE VIE DES PATIENTS TRAITÉS PAR L'ASSOCIATION CHIRURGIE DE CYTORÉDUCTION ET CHIMIOHYPERTHERMIE INTRAPÉRITONÉALE :
UNE ÉTUDE PROSPECTIVE MONOCENTRIQUE
Introduction : La chirurgie de cytoréduction et la chimiohyperthermie intrapéritonéale (CHIP) représentent à ce jour le seul traitement à visée curative de la quasi-totalité des carcinoses péritonéales. Il s’agit d’un traitement agressif avec une morbi-mortalité considérable.
Le but de cette étude est d’évaluer l’impact de cette procédure combinée sur la qualité de vie au cours de la première année de suivi, et de déterminer les facteurs l’influençant.
Matériels et méthodes : Une étude prospective monocentrique d’évaluation de la qualité de vie a été réalisée en utilisant le questionnaire GIQLI.
Résultats : Le taux de questionnaires exploitables a été de respectivement 91,8 %, 94,1%, 92,9 %, 88,2 % et 50,6 % en pré-opératoire, à 1, 3, 6 et 12 mois. A 6 mois de l’intervention, la qualité de vie n’est pas différente de celle de base et s’améliore progressivement jusqu’à un an. Les facteurs ayant un impact péjoratif sont à 6 mois un « peritoneal cancer index » supérieur à 14, la présence d’une stomie digestive, une durée opératoire supérieure à 270 minutes, la réalisation d’une chimiothérapie adjuvante et la survenue d’une récidive. A un an, la survenue d’une récidive et la réalisation d’une chimiothérapie sont les facteurs ayant un impact péjoratif sur la qualité de vie. L’activité sexuelle apparaît altérée un an après la procédure, sans lien avec le geste chirurgical.
Conclusions : La cytoréduction associée à une CHIP est un traitement agressif de la carcinose péritonéale. Il apparaît cependant qu’au-delà d’un an de la chirurgie, seule l’évolution de la maladie influence de manière péjorative la qualité de vie. Ces résultats confortent l’idée de ne proposer ce traitement qu’à des patients sélectionnés.
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