DÉFINITION DU RÉSEAU RENAPE
RENAPE est le Réseau National des Tumeurs Malignes Primitives du Péritoine. Unité pilote de coordination pour la prise en charge de ces différentes maladies, il a été créé en 2006 à l’initiative du Professeur François-Noël Gilly et du Professeur Olivier Glehen.
Cette structure a déjà mis en place plusieurs actions durant les trois années écoulées.
La première et non des moindres étant la réalisation d’un recueil de données cliniques et de comptes-rendus anatomopathologique rétrospectifs chez les patients français atteints de mésothéliomes péritonéaux, de pseudomyxomes péritonéaux et de carcinomes séreux primitifs péritonéaux. Une analyse de ces données a été présentée dans un rapport et au congrès de l’Association Française de Chirurgie (AFC) en octobre 2008.
Une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) consacrée aux pathologies malignes du péritoine a été créée en Mars 2008 dans la Région Rhône Alpes Auvergne. Elle se déroule tous les 2 à 3 mois et permet la présentation de 8 à 10 dossiers par session. Elle regroupe les CHU d’Edouard Herriot, Lyon Sud, Croix Rousse, St Etienne, Grenoble, CLCC Léon Bérard. L’objectif est de maintenir ces RCP et de les développer dans d’autres régions.
Dans un souci d’information et de formation sur ces pathologies rares, des recommandations de critères de qualité en chirurgie cancérologique pour la prise en charge des carcinoses colorectales et des pseudomyxomes péritonéaux ont été rédigées en 2007 (SFCD) et 2008 (INCA). Le 6ème International Workshop on Peritoneal Surface Malignancy s’est tenu à Lyon les 17 et 18 Novembre 2008 et a regroupé entre 400 et 500 participants. Une journée nationale du traitement des carcinoses péritonéales par chirurgie et chimiothérapie intrapéritonéale a été mise en place et se tient tous les ans à Paris, au mois de Mai.
RENAPE souhaite aujourd’hui renforcer puis structurer les liens et les collaborations entre le « Réseau National Français » et les équipes européennes : l’incidence très faible des pathologies malignes primitives du péritoine rendra nécessaire, à terme, une mise en commun des expériences au niveau européen.
Il désire également mettre en place des règles de bonne pratique clinique, issues de l’expérience importante accumulée par les équipes fondatrices et par les équipes associées. Cela permettra que les patients initialement pris en charge dans des structures de soins non spécialisées puissent conserver les meilleures chances de prise en charge thérapeutique secondaire.
Olivier Glehen (Professeur en Chirurgie)
Service de Chirurgie Générale, Thoracique et Endocrinienne, Centre Hospitalier Lyon Sud, 69495 Pierre Bénite Cédex
(Mars 2010)

