Un jour, à la salle de sport, je découvre une masse sous la fesse gauche.
Je consulte en pensant avoir un simple kyste, je n’avais aucune douleur ni gêne. De là, une suite d’examens va s’enchainer.
En premier, une échographie est pratiquée le 14 janvier 2025. Le médecin aperçoit une masse bien plus importante que prévue… Une IRM est très rapidement programmée par l’échographe.
Je consulte une première fois un chirurgien digestif qui me demande la réalisation rapide d’un scanner, il prend les devants et nous fixe un rendez-vous. Le scanner et l’IRM se sont alors enchaînés à 2 jours d’intervalles.
Lors du scanner, les médecins découvrent une masse de 21 cm de hauteur qui s’insinuait dans la fosse ischio-rectale gauche. Ils me parlent d’abord d’un pseudomyxome péritonéal (maladie gélatineuse du péritoine).
Je consulte une nouvelle fois le chirurgien digestif qui me dit, en voyant les images, qu’il ne sait pas, mais il ne nous cache pas que « c’est très inquiétant », sûrement un cancer… il me demande alors de me rapprocher d’un centre expert.
Bouleversée, j’obtiens le précieux contact du Professeur qui me reçoit très rapidement dans le centre expert.
Dans un premier temps, sa pensée se tourne vers un « lymphangiome kystique ». Si cette hypothèse est confirmée alors il se posera la question d’une intervention par voie coelio-assistée. Après réflexion et concertation, la cœlioscopie a été écartée par risque de dissémination.
Je me fais alors opérer par laparotomie, le 4 février 2025. L’opération a duré 3 heures. Je sors du bloc opératoire avec une péridurale, une sonde urinaire, un drain mais avec chance l’exérèse est totale. Plusieurs biopsies sont réalisées, le tout est envoyé au centre expert pour analyses.
Les semaines qui ont suivi ont été longues et difficiles, lors de l’opération mes abdominaux ont dû être sectionnés. Il a fallu, petit à petit, recommencer les gestes du quotidien, se lever, marcher, monter des escaliers… chaque geste était un effort mais la persévérance et la volonté étaient bien présentes.
Il a fallu aussi accepter cette cicatrice qui remonte de mon pubis jusqu’à quelques centimètres dessus de mon nombril. Chaque petite évolution était pour moi un grand pas. J’ai pu, après 9 jours d’hospitalisation, rentrer chez moi avec le drain qui m’a accompagnée encore quelques jours.
Après quelques semaines d’attente, les analyses montrent un angiomyomyxome pelvien agressif. Après exérèse, la tumeur montre un volume de 38x25x6 cm. Cette tumeur très volumineuse a pris sa place en refoulant mes intestins vers le haut, ma vessie et mon utérus sur le côté droit. Mes organes ont du alors reprendre leur place petit à petit.
Le Professeur a fait suivre mon dossier en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) sarcome pour discuter de l’intérêt d’une radiothérapie mais fort heureusement, je n’en ai pas eu besoin. Aujourd’hui, le stress d’une récidive est bien présent, mais j’avance. Je suis sous surveillance, tous les 6 mois je dois pratiquer une IRM.
J’ai, petit à petit, repris une vie normale tout en essayant de me concentrer sur mes objectifs.
Au mois de Septembre, j’ai pu participer comme prévu à l’élection de Miss Rhône-Alpes 2025. J’ai également repris la danse et le sport, à la même période.
Je ne remercierai jamais assez ce Professeur, ainsi que le personnel soignant, ils ont tous été exceptionnels et à mon écoute. Je n’oublierai jamais tout ce qu’ils ont fait pour moi.
La présence et la positivité de mes proches dans ces moments difficiles ont joué un rôle primordial, ils ont su m’apporter tout le soutien et le courage dont j’avais besoin.
Aujourd’hui, je vois la vie d’un autre œil, je me projette différemment.
Cette épreuve m’a ramenée aux choses essentielles de la vie et m’a montré que la santé la plus grande des richesses.
Je souhaite adresser tout mon soutien aux personnes qui se battent contre la maladie, vous n’êtes pas seuls et la lumière est au bout du tunnel