Béatrice – mai 2026

« Je viens vous apporter mon témoignage qui est un message d’espoir. 

Je suis née le 19/04/1955.  Fin 2002, début 2003, je souffrais de douleurs abdominales et mon médecin a proposé que soit faite une coelioscopie pour rechercher la cause de cette douleur. L’intervention fut retardée car, entre-temps, mon compagnon est décédé d’un mélanome. L’intervention fut finalement réalisée en mars 2003, à Cholet. 

Au cours de cette intervention la présence de tumeurs péritonéales a engagé le chirurgien à pratiquer une laparotomie. Une exérèse des nodules faciles d’accès fut faite, exérèse des nodules qui, selon le chirurgien, était “illusoire”, car, selon son diagnostic, j’avais un adénome carcinome ovarien métastasé, au pronostic très défavorable. Cependant, quelques semaines plus tard, les résultats anatomo – pathologiques ont déterminé qu’il s’agissait d’un mésothéliome papillaire bien différencié. Trois mois plus tard, j’ai repris mon activité professionnelle (Chir-dentiste). Deux ans plus tard, j’ai commencé à souffrir de douleurs violentes, le centre anti-douleur m’a proposé des patchs de lidocaïne qui me soulageaient. Rien d’autre n’étant envisagé, j’ai consulté un spécialiste de la CHIP (chirurgie intra péritonéale) à l’hôpital Gustave Roussy, mais le contact ne s’est pas bien passé entre cette personne et moi. Je passais régulièrement des scanners de contrôle et en 2013, constatant une évolution défavorable, le chirurgien m’a proposé la chirurgie avec CHIP. Celle- ci fut réalisée au centre Gauducheau de Nantes-St Herblain en novembre 2013 ; en raison de la nécessité de faire une résection de la coupole diaphragmatique, la CHIP ne fut pas faite, il y aura juste la chirurgie. Je suis restée une dizaine de jours en soins intensifs. Trois mois plus tard, j’y suis retournée après une chirurgie pour “occlusion sur brides”. Je n’ai pas eu de chimiothérapie. 

J’ai repris le travail un peu fatiguée et ai continué jusqu’à ma retraite en 2018. »

 

 

 

 

Maintenant, je suis, selon l’expression médicale, “en rémission”, mais je me sens bien en dehors de quelques douleurs résiduellesAyant craint pour ma vie, j’ai décidé de la vivre au mieux et de réaliser quelques rêves, notamment pratiquer l’escrime. J’en fais depuis 6 ans, je fais des compétitions et suis 4ème française dans ma catégorie (plus de 70 ans) et vais aller en juin pour la 2ème fois au championnat de France. Je fais de la natation..donc..je vais bien. 

Je souhaitais livrer mon témoignage pour exprimer que malgré un diagnostic de départ très noir, je suis au mieux aujourd’hui.  

En amour comme en médecine il ne faut jamais dire jamais il ne faut jamais dire toujours” Alfred de Musset .